Le toit de scène

L’architecture et la structure du toit de scène actuel sont résolument contemporaines et le fruit de recherches scientifiques et archéologiques poussées.
Pour abriter la scène et protéger les décors du mur, les Romains avaient construits une charpente de bois supportant un toit. La charpente et le toit ont brulé lors d’un gigantesque incendie qui ravagea le théâtre au IVe siècle. En haut du mur de scène, on peut encore apercevoir des pierres rougeâtres dont leur couleur est due à une exposition à de très hautes températures. Même s’il n’en reste rien aujourd’hui, il est encore possible de percevoir la trace du toit notamment dans les parois des murs de retour bordant les côtés de la scène.

La volonté de reconstruire un toit de scène protégeant la façade antique des agressions climatiques est apparue au XXe siècle. Le projet était d’une grande complexité technique car les pierres, fragilisées par l’incendie, ne pouvaient plus supporter le même type d’ouvrage qu’à l’époque romaine.

Le projet de cette immense verrière de 1000 m² vit le jour en 2004 et fut achevé en 2006. Plutôt que de tenter une reconstitution approximative de la charpente en bois d’origine, il fut décidé de s’orienter vers une architecture moderne. Ainsi, cette couverture contemporaine de verre et d’acier assure une protection efficace du mur de scène, le met en valeur et intègre les équipements scéniques pour les spectacles. Préservant le monument, elle ne repose pas sur les pierres antiques mais sur une gigantesque poutre transversale de 61,70 mètres de long.

Ce projet de l'architecte en chef des Monuments Historiques, Didier Repellin, ne dénature en rien l'acoustique unique et extraordinaire du Théâtre. En effet, sa position légèrement oblique, relevée vers le haut, assure un renvoi optimal du son puisque les voix qui s’élèvent de la scène sont renvoyées vers les gradins.