Les gradins, l'orchestra et la scène
Les gradins, la cavea
Pouvant accueillir 10 000 spectateurs, les gradins sont bâtis à flanc de colline pour en faciliter la construction et la solidité. Divisée en trois séries, la cavea est distribuée par des escaliers rayonnants. La série supérieure était couronnée d’un portique.
Par temps de pluie ou de canicule, une grande toile, le velum, protégeait le public. Ce système se mettait en place grâce à des poutres fixées aux corbeaux couronnant les murs. Le velum recouvrait ainsi soit la scène soit le théâtre tout entier.
L'orchestra
D'un diamètre de 19 mètres, ce demi-cercle est l'épicentre des gradins. Héritage de la tradition grecque, il accueillait les chœurs des tragédies qui représentaient souvent la voix du Destin et fournissaient au public, sous forme de chants ou de danses, des explications sur le drame. Au cours des siècles, le répertoire théâtral romain a évolué et la voix du chœur s’est peu à peu estompée. L'orchestra, d'abord en terre battue, fut ensuite recouverte d'un pavement qui a aujourd'hui disparu.
La scène
La scène est encadrée par deux tours appelées basilicae. Ces tours accueillaient des salles servant de foyer. Pendant les représentations, acteurs, chars et dispositifs scéniques y étaient rassemblés pour leur entrée en scène. Le ou les étages supérieurs devaient être utilisés comme magasins pour les décors ou accessoires.
D’une largeur de 61 mètres et d’une profondeur de 13 mètres, la scène est constituée d’un plancher reposant sur des poutres. Elle était percée de trappes permettant de faire apparaitre des acteurs ou des machineries.
Un ingénieux dispositif de câbles, treuils et contrepoids permettait de masquer aux spectateurs les acteurs et les praticables à l’aide d’un rideau de 3 mètres de haut environ.
À la limite de l’orchestra et de la scène s’élevait le mur du pulpitum, mur rectiligne décoré de statues utilisées comme fontaines.










